lundi 17 décembre 2012

Picard, Mon premier vocabulaire CE1-CE2 - Du vocabulaire à la phrase simple (1951)


1. — VOCABULAIRE
6. La forêt rousse         


2. — LA PHRASE

3. ORTHOGRAPHE




Picard, Mon premier vocabulaire CE1-CE2 - Du vocabulaire à la phrase simple (1951). 16e édition : 1965




PRÉFACE

OBJET ET MÉTHODE

Mon Premier Vocabulaire fait suite à notre ouvrage d’Élocution et Vocabulaire pour les débutants. Il s’adresse aux enfants qui débutent dans l’étude de la langue française.
L’ouvrage répond à un double objet :
1° Préciser et enrichir le langage parlé des jeunes enfants.
2° Les initier aux règles fondamentales du langage écrit.
Il se propose de faire acquérir à l’enfant une technique élémentaire qui rende l’expression docile à l’appel de sa pensée.
À cette fin, il établit un enchaînement serré des exercices qui, par leur convergence systématique, introduisent dans l’enseignement du français la méthode claire et progressive, condition première de son efficacité.

DISPOSITION MATÉRIELLE

1. Les maîtres trouveront, dans les deux pages consacrées à l’étude d’un sujet, la matière des leçons de français de la semaine.
2. Pour la clarté de la mise en pages, les exercices d’orthographe se rapportant à deux centres d’intérêt sont présentés face à face. Il va sans dire qu’ils seront rattachés à l’étude qu’ils complètent. (En tête de chaque page d’exercices d’orthographe est rappelé le titre du centre d’intérêt correspondant.)
3. Les caractères gras, les mots ou parties de mots en italique soulignent les difficultés devant retenir l’attention.
4. Le signe ª indique les travaux à réserver aux élèves les plus avancés.

UTILISATION DU MANUEL

I. Le tableau de vocabulaire. — a) Ce qu’il contient : les éléments de consolidation et d’enrichissement du vocabulaire de base. Il correspond au matériel verbal dont dispose, en général, l’enfant moyen (termes en caractères maigres) et à celui que nous souhaitons lui faire acquérir (huit à dix mots en caractères gras).
Groupés selon les trois espèces grammaticales à étudier au cours élémentaire, les mots retenus appartiennent à la langue usuelle et concrète. Les listes données ne présentent évidemment aucun caractère limitatif ou impératif.
b) Comment l’utiliser? Il peut donner lieu à des exercices tels que :
1. L’élocution dirigée. — Prenant comme point de départ l’observation directe (la grappe de raisin ; la classe, etc.) ou, à défaut, l’observation des gravures du livre ou des tableaux muraux d’Élocution-Vocabulaire, le maître provoquera par ses questions l’emploi des mots connus et le besoin des mots nouveaux contenus dans le tableau.
2. L’élocution méthodique. — La disposition du tableau permet un excellent exercice, préparatoire à la construction de phrases.
L’enfant lit silencieusement les mots disposés sur une ligne horizontale; il choisit ceux qui sont liés par le sens pour composer oralement une phrase.
Ex. : La grappe vermeille mûrit. La grappe lourde pend.
Tous les noms seront successivement employés, le plus souvent comme sujets.
Un entraînement soutenu permettra rapidement aux enfants de construire des phrases de plus en plus riches et variées. Les meilleures seront écrites au tableau et le texte ainsi composé sera copié sur les cahiers.

3. La leçon de vocabulaire. — Le contrôle de la connaissance du sens des mots et des expressions se fera selon les procédés habituels des questions et de la mimique :
Ex. : Qu’est ceci? (Le maître montre, au naturel ou sur la gravure, un sarment, un grappil­lon, etc.).
Quel est le mot qui indique le goût du raisin mûr ? du raisin vert ? etc.
Mimons l’action de trancher la grappe, de cueillir la grappe, etc.
La connaissance de la forme orthographique des mots sera donnée par la lecture complète du tableau et par la copie de quelques mots. L’observation, la copie sur l’ardoise, le contrôle par le procédé La Martinière assureront l’efficacité de l’exercice.
Il importe que l’enfant prenne de bonnes habitudes orthographiques dès le commencement de l’étude du français.

II. Les exercices d’application.a) Ce qu’ils contiennent. — Extrêmement simples, ils sont adaptés au faible pouvoir d’expression écrite de l’enfant de sept à neuf ans. Ils portent essentiellement sur le contrôle de l’acquisition des termes propres ; ils préparent intuitivement à l’étude méthodique de la formation des mots. Ils font ainsi leur part respective à la réflexion, à la mémoire, à l’intuition et au mécanisme.
b) Leur utilisation. — Tous les exercices peuvent donner lieu successivement à un travail oral et à un travail écrit. Ils permettent à l’enfant de travailler seul, d’éviter les fautes d’orthographe et au maître d’assurer aisément et rapidement la correction collective.
Il est prévu, au minimum, un exercice par jour de classe.

III. La phrase. — Pour initier l’enfant à l’expression écrite, nous proposons :
a) Des exercices d’imitation. — Ils sont destinés à jouer, dans l’apprentissage du style, le rôle des gammes dans l’apprentissage de l’interprétation musicale. Méthodiques et progressifs, ils conduisent de l’observation d’une phrase modèle (sens général, rôle et place des différents mots) à la construction de phrases analogues. La progression est prévue de manière à donner à l’enfant le sentiment de l’enrichissement de la phrase ; elle met à sa disposition des formes d’expression de plus en plus souples et suggestives.
b) Des exercices d’expression libre. — Ils s’adressent aux élèves les plus avancés ; ils ont pour but de libérer et de satisfaire leur besoin d’expression spontanée. Ils leur fournissent l’occasion d’utiliser la technique acquise au cours des exercices d’imitation. Les sujets proposés à titre de suggestion ne limiteront ni la libre inspiration du maître ni la fantaisie de l’enfant.

IV. L’orthographe. — Une page hebdomadaire lui est consacrée. Elle comprend :
a) Des exercices variés relatifs à l’étude de l’orthographe d’usage (revision des sons étudiés, particulièrement dans les terminaisons de mots les plus fréquentes) et de l’orthographe grammaticale (application des principales règles comprises dans le programme du cours élémentaire).
Ces exercices donneront lieu à des leçons présentées comme un jeu actif et vivant.
Ex. : Étude du son : oi et de ses formes finales usuelles.
1. Chasse aux mots inspirée du jeu du corbillon. Ex. : Quel cadeau Éloi fait-il à François?
2. Écriture au tableau et classement des mots en oi, oie, ois, oix (voir le livre, p. 20).
3. Étude orthographique par la lecture, la copie sur l’ardoise, la dictée (procédé La Martinière) et enfin par les exercices d’application proposés.
b) Deux dictées de longueur et de difficulté croissantes dans lesquelles l’enfant retrouve les éléments (mots et constructions) qu’il a déjà étudiés.
Nous espérons que ces conseils pratiques aideront les maîtres à tirer du manuel à l’usage de tous la matière d’un enseignement vivant, adapté aux besoins particuliers de chaque classe.

L’AUTEUR.

N.B. — Un livre du maître a été établi pour faciliter l’emploi du livre de l’élève. Les tableaux muraux d’Élocution-Vocabulaire Armand Colin complètent utilement la leçon et peuvent servir de point de départ à la composition française.






























































































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