jeudi 12 novembre 2015

Le beurre à couper le fil. Quelques remarques sur l'interdisciplinarité dans les réformes (1970-2015), par Michel Delord

"La connaissance pour elle-même qui était une des justifications de l’enseignement n’est plus guère admise aujourd’hui." 

Louis D’Hainaut, L’interdisciplinarité dans l’enseignement général, Unesco, 1986.

Michel Delord : Cette persistance sur plusieurs décennies de réformes et de théorisations négatives (voir la citation ci-dessus) ne pouvaient qu'aboutir à des déficits de compréhension. Pendant très longtemps la thèse officielle a été que le niveau montait ; mais maintenant, on met en avant un objectif – refonder l'école - qui est entièrement contradictoire avec le diagnostic précédent. En effet, pourquoi refonder l'école si le niveau monte ? 

Or, dans ce processus de "refondation", on peut constater que les thèses officielles donnent une large part à ce qu'elles appellent interdisciplinarité, c'est-à-dire qu’elles expliquent que les « problèmes de l’école » seraient dues en grande partie à un manque d’interdisciplinarité et que la part à accorder à l’interdisciplinarité dans la « refondation » serait majeure. Quelle est la signification de cette mise en avant ? 



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