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mercredi 12 septembre 2012

Pauline Kergomard - L'Education maternelle dans l'école



Après Marie-Pape Carpantier, Pauline Kergomard a su donner ses lettres de noblesse à l'école maternelle, faisant de cette institution une référence dans le monde entier. Voici son ouvrage le plus connu. C'est en fait un recueil d'articles parus dans diverses revues éducatives. Il est paru en deux séries (1886 et 1895).

Lire ou télécharger les livres entiers ou seulement certains chapitres 

(sur le site de Michel Delord) : 

 

L'Education maternelle dans l'école.

 

Première série : 1886

PRÉFACE


     La plupart des chapitres qui composent ce volume ont paru, sous une forme à peu près identique, dans l'Ami de l’enfance . Toutes les idées qu'il renferme, je les ai semées partout où j'ai passé depuis que j'inspecte les écoles maternelles. Ce n'est donc pas une nouveauté que j'offre à mes lecteurs.
     Si j'ai rassemblé mes articles, élaguant ici, ajoutant là; si j'ai essayé de coordonner mes idées et d'en faire un tout, c'est qu'on m'a dit : « L'enseignement au jour le jour du journal s'échappe par petits canaux et s'en va par petits filets ; il faut amener et ramener l'eau dans un bassin où chacun viendra puiser à  sa soif. »
    Certes, je n'ai ni la prétention ni l'espoir de « désaltérer » complètement les bons esprits et les cœurs vaillants qui ont soif de la vérité; mais je serai bien heureuse si, tel qu'il est, avec ses idées peut-être bien rebattues, ce livre aide dans leur tâche quelques éducatrices - sans préjudice de quelques éducateurs-  et s'il sauve surtout quelques enfants de « l'Éducation homicide » contre laquelle il est une protestation.

Pauline Kergomard
source image : http://www.amazon.fr/Pauline-Kergomard-Alain/dp/2912470226/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1320492026&sr=1-2

PREMIÈRE PARTIE : ÉDUCATION


CHAPITRE PREMIER - L'ÉCOLE MATERNELLE.
L'enfant a besoin de la mère. – Pourquoi l'école et pas la famille. –
Il faut un gîte pour l'enfant dont la mère travaille au dehors. – Ce que doit être d'abord l'école maternelle

CHAPITRE II - LE LOCAL.
Trois catégories de locaux. - La conception nouvelle en ce qui concerne l'éducation des enfants. - Peu de personnes l'acceptent encore ; le matériel et le mobilier scolaires en sont la preuve. - Ce qu'il faut faire pour avoir une idée exacte de ce que doit être l'école maternelle.

CHAPITRE III  - QU'EST-CE QU'UNE ÉCOLE MATERNELLE ?
L'école maternelle est une famille agrandie. - A l'école maternelle, il faut de l'air, de l'activité, de la nourriture, de la propreté. - La cantine scolaire. - Ce que c'est qu'un enfant propre. - Nécessité de convaincre les parents. -
Il faut cependant user d'indulgence dans les premiers jours, à cause de la difficulté pour l'enfant de s'acclimater à l'école maternelle. - Aguerrir n'est pas faire souffrir. - Les engelures. - L'enfant apportera un jouet dans sa poche ou dans son panier. -  L'assiette de la petite fille.

CHAPITRE IV - L'ÉCOLE MATERNELLE ÉDUCATRICE.
Pourquoi l'enfant vient-il à l'école ? - Ce qu'on est convenu d'appeler éducation. - L'éducation intérieure. - L'ancienne salle d'asile a fait seulement de la discipline matérielle. - Cette discipline-dressage ne permet pas de faire connaissance avec l'enfant. - Que se propose l'éducateur ? - Nous ne nous y prenons pas bien. - Ce qu'est pour l'enfant la vie normale.

CHAPITRE V - L'ÉCOLE MATERNELLE MIXTE.
L'école maternelle mixte. - Les avantages de l'éducation en commun des garçons et des filles. - La discipline de défiance tue la pudeur de l'enfant. - Pourquoi l'éducation mixte est-elle nécessaire, surtout pour les enfants du peuple ? - L'incident des deux petits écoliers et d'un groupe de petites filles. - Un principe absolu pour les écoles mixtes.

CHAPITRE VI - L'ÉDUCATION, ENSEMBLE DE BONNES HABITUDES.
L'éducation, ensemble de bonnes habitudes. - L'éducation doit s'adresser au physique d'abord. - Comment l'enfant entrera-t-il à l'école et que fera-t-il en y arrivant ? – Les habitudes d'ordre. - L'heure des repas. - Les habitudes matérielles impliquent une discipline. - Cette discipline doit sauvegarder le besoin de vivre. – L'enfant occupé se garde presque seul. - Souvenir d'Auxerre. - Le jeu libre donne des indices précieux à l'éducation. - Souvenir de Nice. - Le sable, les cubes, les jouets. - L'école primaire pourvoyeuse de l'école maternelle. - L'exemple de Bordeaux.

CHAPITRE VII - ÉDUCATION MORALE.
Éducation morale. - L'éducation doit être d'abord autoritaire. - L'obéissance. - Le sentiment de la liberté. – L'amour du travail. – La bonne humeur, la complaisance, la patience, la sincérité, la bonté. - Le but de l'éducation est de rendre l'enfant fort, intelligent, bon et beau. - La directrice distinguera entre les actes ceux qui relèvent de la justice des choses et ceux qui relèvent de la conscience. - Pour devenir éducateur, il faut savoir descendre en soi-même, il faut avoir ses idées en morale comme on a ses idées en dessin, en calcul. - L'exemple, les récits sont les premiers et meilleurs procédés éducatifs. - Inspirer l'horreur du mal par la contemplation du bien. – Punitions, récompenses.

DEUXIÈME PARTIE : LA SECTION DES PETITS

CHAPITRE VIII -  ÉLÉMENTS ÉDUCATIFS DONT DISPOSE L'ÉCOLE MATERNELLE.
L'école maternelle n'est pas une école. - Les directrices ne sont pas des professeurs. - Difficulté que ces idées ont à pénétrer dans les esprits. – Au lycée, à l'école primaire, à l'école maternelle, l'intelligence est surmenée. – Revue à vol d'oiseau de la salle d'asile-garderie à l'école maternelle. - Le nouveau programme se réclame de la famille. - Ce que fait l'enfant dans la famille. -  Comment on doit interpréter le nouveau programme. – Règlement du 2 août 1881. - Programme.

CHAPITRE IX - LE SECTIONNEMENT.
Le sectionnement. - Comment on sectionne. - Les petits et la femme de service. - Les petits sacrifiés. - Les locaux ne sont pas conformes au nouveau règlement. - Il faut se montrer industrieuses. - Occupations des petits. – Dessin.  - Construction. - Exercices manuels. - Pliage. - Cailloux. - Piquage, tressage, parfilage. -
Il faut chanter pour les petits. - Le langage maternel. - Il faut apprendre à bien penser pour apprendre à bien parler. - Les images. – Celles qu'il faut choisir. - Comment se servir de l'image. – La méthode doit être vivifiée par l'esprit. - Un des procédés qui ankylosent la pensée. - Les exercices de mémoire. – Il faut savoir parler avant d'apprendre à lire.

TROISIÈME PARTIE :
LA SECTION DES GRANDS (Enfants de cinq à sept ans)


CHAPITRE X - ENCORE ET TOUJOURS L’ÉCOLE MATERNELLE ÉDUCATRICE.
Ce qu’il faut dans la section des grands. – Ce que c’est qu’un enfant de cinq.ans. – Ce qu’on faisait naguère dans la section des grands. –
Il faut étudier non seulement l’enfance, mais chaque enfant. – Le programme officiel, c’est la partie de la directrice. – Il faut élaguer. – Une excellente circulaire ministérielle. – Les préjugés des parents ont une excuse. – Les devoirs du soir. – Les directrices flattent l’ignorance des parents. – Les distributions de prix et les expositions scolaires. – Le courage moral est nécessaire aux directrices. – Les plus grands ne vont pas à l’école maternelle pour s’instruire.

CHAPITRE XI - LE PROGRAMME. LA LECTURE.
L'enfant qui sait parler doit apprendre à lire. - La directrice doit étudier les procédés, les comparer, en choisir un en connaissance de cause. Le procédé employé doit avoir un lien avec la méthode générale de culture. - Il faut aller du connu à l'inconnu. - Les syllabes détachées, les mots à difficultés, les phrases inintelligibles. - La lecture aux cercles. - L'enseignement simultané de l’écriture et de la lecture. Les difficultés que ce procédé rencontre. - Un procédé plus expéditif. - Tout exercice de lecture doit être précédé d'un exercice de prononciation. – Le choix des livres.

CHAPITRE XII - L’ENSEIGNEMENT DU CHANT.
Le chant en Belgique, en Suisse, en Angleterre, en Allemagne. – Si nous voulons que les enfants aiment le chant, faisons-les chanter. – Les directrices ne sont pas musiciennes. – Une lacune de l’examen du certificat d’aptitude à la direction des écoles maternelles. – Il faudrait un instrument dans l’école. – Pourquoi  les enfants doivent chanter. – Comment leur enseigner à chanter. – Les  paroles. – L’article du règlement. – Pour que les mères chantent, faisons chanter.

CHAPITRE XIII - L’ENSEIGNEMENT DU DESSIN.

L’enfant doit apprendre à regarder et à rendre compte de ce qu’il a vu. – Les ardoises. – Les lattes. – Les modèles dits Fröbel. – Les modèles représentant des objets usuels. – Les dessins d’imagination. – Comment la directrice fera faire l’exercice du dessin. – Le dessin sur les cahiers.

CHAPITRE XIV - LES RÉCITS HISTORIQUES.
L’enseignement de l’histoire est peut-être celui qui donne le moins de résultats dans les écoles primaires. – Pourquoi ? – Les facultés que l’histoire met en jeu. – L’histoire est-elle à la portée des enfants de l’école maternelle ? – Quelles qualités doit avoir la directrice pour enseigner l’histoire ? – Bayard. – Etienne Marcel et du Guesclin. – Turgot et La Tour d’Auvergne. – Palissy et Michel de L’Hôpital. – La féodalité. – Jeanne d’Arc. – La Patrie. – Conclusion.

CHAPITRE XV - LA LEÇON DE CHOSES.
La leçon de choses est la leçon par excellence, parce qu’elle est intimement liée à l’acquisition de la langue maternelle et à la culture de tous les sens. – La mère ne donne pas de leçon à son petit enfant. – Une règle absolue pour la leçon de choses. – La leçon de choses doit être graduée ; ce qui convient aux grands ne convient pas aux petits. – En quoi consiste le talent de l’instituteur. – Ce que l’enfant doit savoir. – La vie de l’école est une leçon de choses ininterrompue, si la directrice sait s’y prendre. – Comment elle doit préparer sa leçon quand elle en fait une. – Résumé.

CHAPITRE XVI - LE CALCUL.
L'enfant n'est pas habitué à réfléchir. – C'est la faute du dressage et de l'enseignement collectif. – Cette absence de réflexion est fort accusée dans les exercices de calcul. – Le calcul mental en Angleterre. – Le boulier-compteur. – Les bâtonnets. – Les cailloux. – Les cubes, les fèves, les haricots. – Tout est prétexte à compter, et l’enfant aime compter. – La numération orale. – Les chiffres. – Les quatre opérations.

CHAPITRE XVII - LA GÉOGRAPHIE.
L'enseignement de la géographie est absolument détourné de son but descriptif.  – La géographie, ce sont les climats, la flore, la faune. – La géographie est intimement liée aux leçons de choses. – Le sable dans la cour. – Le sable dans la classe. – La géographie par les constructions. – Nécessité de l'orientation au début.

CHAPITRE XVIII – RÉSUMÉ.
Résumé. – Une réforme s’impose. – Un emploi du temps. – Progrès pour aujourd’hui, mais qui ne réalise pas notre idéal pour demain. – La situation morale du personnel.
Deuxième série :1895


AVANT-PROPOS


         Ce volume est, comme celui qui l'a précédé de quelques années, un recueil d'articles publiés I dans l'Ami de l'enfance.
    Ce sont, à proprement parler, des notes prises au vol dans les écoles où m'appellent mes fonctions d'inspectrice, dans la rue, dans les tristes réduits, où m'attire mon devoir de membre de quelques sociétés philanthropiques.
    Il n'y faudra donc pas chercher le classement rigoureux des idées, ni un lien apparent entre les divers chapitres. On ne les y trouverait point.
    Mais ce que le lecteur y trouvera, si je ne me suis pas trahie moi-même, c'est une foi pro  fonde, et jusqu'ici inaltérée, dans la puissance de l’éducation et le désir ardent de la communiquer à ceux qui ont « charge d'âmes ».
    C'est en même temps un respect quasi religieux pour l'âme de l'enfant; un amour que je tâche d'éclairer pour ce qu'il y a en elle de mystérieux et d'exquis; une pitié agissante pour la souffrance de cet être faible qui attend tout de nous.
    Mon but initial a été de faire pénétrer dans l'école les procédés éducatifs de la famille; Aujourd'hui que je connais mieux les familles, celles que la lutte pour le pain quotidien absorbe et entraîne, celles dont l'ignorance entretient les préjugés, celles que la misère dégrade, celles que le vice déprave, je rêve de faire pénétrer les procédés de l'école dans la famille; plus encore de faire envahir la famille par l'école.
    Mais pour que ce rêve se réalise, il faut que l'école, dépouillée de son formalisme, se laisse pénétrer profondément par le respect et l'amour de l'humanité.


Pauline Kergomard


PREMIÈRE PARTIE - DEVOIRS GÉNÉRAUX DE L'ÉDUCATEUR.


CHAPITRE PREMIER :
L'éducateur doit enseigner à ses élèves à vivre en hommes de bien. Des qualités qui caractérisent l'homme de bien.

CHAPITRE II : Devoirs de l'éducateur envers les enfants.
I. PROTECTION. — II. RESPECT, (a) Choix des notions que nous déposons dans l'esprit de l'enfant. — (b) Discrétion et délicatesse dans les rapports entre l'éducateur et l'enfant. — (c) Accueil que doit faire l'éducateur aux manifestations de l'âme de l'enfant.   

CHAPITRE III  : Nécessité des études psychologiques.
(a) La psychologie de l'enfance n'est pas encore faite, parce que l'on à trop longtemps considéré l'enfant comme une quantité négligeable. — (b) On ne connaît pas l'enfant parce que l’on a supprimé sa liberté.


CHAPITRE IV : L'éducateur doit se persuader que l'enfant est d'abord un être exclusivement sensitif.
(a) Éducation des sens. — (b) Lien intime de l'éducation des sens et de l'éducation morale. — (c) Éducation esthétique.
  
CHAPITRE V : L'éducateur doit se rendre un compte exact du milieu dans lequel vivent les enfants qui lui sont confiés.
a) Importance relative de certaines fautes. — (b) Influences sur les enfants du tempérament physique et du tempérament moral des parents. — (c) Le registre d'inscription donnerait de précieuses indications sur le milieu où vivent les enfants. — (d) Le souci de l'égalité ne doit pas faire oublier les circonstances qui influent sur la tenue des enfants, sur leurs qualités, sur leurs défauts, sur leur travail. — (e) Nécessité de venir en aide aux enfants pauvres. — (f) Résultats déplorables de la mendicité. — (g) Une société contre la mendicité des enfants dans la rue. Le bien qu'elle peut faire. Quelques exemples.


DEUXIÈME PARTIE : - L'ÉCOLE MATERNELLE DOIT ÊTRE LE REFUGE CONFORTABLE ET ENSOLEILLÉ DE L'ENFANT PAUVRE.



TROISIÈME PARTIE :
BONNES HABITUDES MATERIELLES.


CHAPITRE I .
— I. Propreté du corps et des vêtements.
— II. L'école maternelle doit remplacer la mère malade, trop occupée, trop pauvre, ou incorrigible.
— III. Les waters-closets.
— IV. Les repas.



QUATRIÈME PARTIE -
LE PROGRAMME DE L'ÉCOLE MATERNELLE PORTE EN PREMIÈRE LIGNE : DES JEUX.


CHAPITRE I
I. Nécessité des jeux, surtout pour permettre à l'éducateur de faire des observations psychologiques. — II. Le jeu individuel pour les tout petits. — III. Le jeu à combinaisons. — IV. Notes prises sur le vif. — V. Fêtes scolaires.

CHAPITRE II : Éducation morale.
I. L'éducation doit respecter le principe de l'égalité intellectuelle et morale. — II. La liberté. — La liberté, qui permet les conflits, permet en même temps de connaître les enfants (la bouderie, la taquinerie, la moquerie). — III. L'obéissance et la sincérité sont nécessaires de l'enfant à l'éducateur. La confiance. — IV. Confiance et respect. — V. Obéissance, esprit de discipline, dressage. — VI. Autorité. — VII. Fraternité, pitié. — VIII. — Habitude de donner. — IX. Amour du beau.                       

CHAPITRE III : Punitions.
Punitions injustes ou imprudentes, punitions n'ayant aucun rapport avec la faute commise — Les fautes des petits doivent être réprimées au moment même du flagrant délit. La punition doit être moralisatrice.

CHAPITRE IV : Récompenses.
Nécessité, pour l'éducateur, de ne pas récompenser à la légère. — Admettre le système des récompenses, c'est admettre qu'il y a un contrat entre l'éducateur et son pupille. —Nécessité d'approprier la récompense à l'âge de l'enfant qui l'a méritée. — La « croix » excite la vanité bien plus qu'elle ne développe le sentiment de l'honneur. — La récompense ne respecte pas assez la pudeur morale de l'enfant.   



CINQUIÈME PARTIE - ÉDUCATION INTELLECTUELLE.

CHAPITRE I.
L'école maternelle doit à l'enfant des habitudes intellectuelles; malheureusement, de complicité avec les familles, elle s'efforce d'instruire. Elle devrait être un établissement de première éducation : elle n'est qu'une école préparatoire à l'école primaire. Les programmes et l'éducation intellectuelle. Les programmes et la mobilité enfantine. Conclusions.

CHAPITRE II.
But de l'éducation intellectuelle des enfants de deux à six ans. — Procédés matériels et routine. — Pour qu'un enfant parle il faut qu'il soit placé dans la réalité des choses.

 
CHAPITRE III.
Les leçons de choses. — La lecture des images, historiettes et les poésies. — Conclusion.

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