jeudi 28 novembre 2013

V. S. Lucienne, La préparation de la classe au cours préparatoire

V.- S. Lucienne dir., La préparation de la classe au cours préparatoire, 6e éd.,  éd. Camille Robbe, 1925.
Numérisé par J.-P. Picandet.

dimanche 10 novembre 2013

Nathalie Bulle, Une erreur malencontreuse, retards scolaires et réformisme éducatif des années soixante-dix

La question des retards scolaires dans les années 1960s a faussé la représentation savante du fonctionnement de l’école élémentaire à l’époque et continue de nourrir des analyses, notamment liées à l’enseignement de la lecture. Une enquête est réouverte dans l'article :

Une erreur malencontreuse, retards scolaires et réformisme éducatif des années soixante-dix (Skholé, 2011)



Autres textes sur le même thème :

Nathalie Bulle, extrait de "L'Ecole et son double" sur cette erreur malencontreuse
Nathalie Bulle, L’inefficacité du redoublement est-elle avérée ? (Skhole, 29/10/2010)
Nathalie Bulle, De la politisation de l’éducation - L’exemple du redoublement (Skhole, 10/2012)
Michel Delord, « RCP comme redoublement en CP (Pour la restauration du Cours Préparatoire) »
Michel Delord, Note technique sur le redoublement.


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Le site de Nathalie Bulle


Ouvrages de Nathalie Bulle

Articles de Nathalie Bulle

La connaisssance et la pensée

De la tête bien faite du maître à celle de l’élève
(2013, in E.Dubreucq, P.Statius (eds) Le métier d’enseignant aujourd’hui et demain, Paris : L’Harmattan.)
La crise moderne de la pédagogie
(2012, Skhole.fr)
Vygotski et l’éducation
(2010, CR A.Kozulin & al. (eds), Paris, Retz, 2009, Skhole.fr)
L’éducation de l’homme moderne
(2010, Questions d’Orientation, 73, n°1, p.19-36)
Les raisons épistémologiques et psychologiques de l’enseignement des disciplines
(2010, Skhole.fr)
Modèles d’humanité et modes de formation intellectuelle
(2009, Skhole.fr)
Introduction à l’œuvre de Lev Vygotski
(2009, Skhole.fr)
Lev Vygotski et la médiation sociale des processus cognitifs
(2009, Skhole.fr)
De Piaget à Vygotski
(2009, Skhole.fr)

L'évolution pédagogique
Républicains contre Pédagogistes : décryptage du débat pédagogique
(2012, Site internet TV5, France TV éducation). Lire l'article
Quatre contributions au débat sur la Refondation de l’école : la formation des enseignants, l’école primaire, le collège, le lycée
(2012,  Ministère de l’Education nationale. Refondons l’Ecole de la République) Lire l'article
De la politisation de l’éducation. L’exemple du redoublement
(2012, Skhole.fr)
L’instauration d’un nouvel ordre moral sur l’éducation des jeunes
(2012, Skhole.fr)
Collège unique : le bilan
(2012, Les Cahiers Français, n°368, p.21-27)
L’efficience peut-elle faire école ?
(2012, in Un combat pour l’école, Actes du colloque de la FNEC-FP FO, Paris FNEC FP-FO, p.16-19)
Libérons l’école
(2011, Sociétal, 74 : 30-35)
Une erreur malencontreuse. Retards scolaires et réformisme éducatif des années soixante-dix
(2011, Skhole.fr)
Comparing OECD educational models through the prism of PISA
(2011, Comparative Education, 47 (4), 503-521)
Les transformations des enjeux du collège depuis quarante ans
(2011, in L.Lafforgue & alii (eds), Le collège unique ou l’intelligence humiliée. La fin des utopies, Paris, FX de Guibert, p.47-72)
Par delà l’école-machine. Critiques humanistes et modernes de la réforme pédagogique au Québec
(2011, CR Marc Chevrier (ed.), Québec, Multimondes, Bulletin d’Histoire politique, vol.19, n°3)
L’imaginaire réformateur. PISA et les politiques de l’école
(2010, Le Débat, n°159, mars-avril, p.95-109)
Le rapport HCE sur le collège ou la politique du pire appliquée à la déraison réformatrice
(2010, Skhole.fr)
L’inefficacité du redoublement est-elle avérée ?
(2010, Skhole.fr)
Histoire-géographie: Un pas vers la barbarie ?
(2009, Le Figaro, 14 décembre)
Entretien pour La Quinzaine Universitaire
(2009,n° 1317/10 octobre, p.18-22)
Savoir moins pour enseigner mieux ?
(2009 Nouvel Observateur (site internet : Educobs), 9 mars)
Républicains contre Pédagogistes : décryptage du débat pédagogique
(2012, Site internet TV5, France TV éducation). Lire l'article
Quatre contributions au débat sur la Refondation de l’école : la formation des enseignants, l’école primaire, le collège, le lycée
(2012,  Ministère de l’Education nationale. Refondons l’Ecole de la République) Lire l'article
De la politisation de l’éducation. L’exemple du redoublement
(2012, Skhole.fr)
L’instauration d’un nouvel ordre moral sur l’éducation des jeunes
(2012, Skhole.fr)
Collège unique : le bilan
(2012, Les Cahiers Français, n°368, p.21-27)
L’efficience peut-elle faire école ?
(2012, in Un combat pour l’école, Actes du colloque de la FNEC-FP FO, Paris FNEC FP-FO, p.16-19)
Libérons l’école
(2011, Sociétal, 74 : 30-35)
Une erreur malencontreuse. Retards scolaires et réformisme éducatif des années soixante-dix
(2011, Skhole.fr)
Comparing OECD educational models through the prism of PISA
(2011, Comparative Education, 47 (4), 503-521)
Les transformations des enjeux du collège depuis quarante ans
(2011, in L.Lafforgue & alii (eds), Le collège unique ou l’intelligence humiliée. La fin des utopies, Paris, FX de Guibert, p.47-72)
Par delà l’école-machine. Critiques humanistes et modernes de la réforme pédagogique au Québec
(2011, CR Marc Chevrier (ed.), Québec, Multimondes, Bulletin d’Histoire politique, vol.19, n°3)
L’imaginaire réformateur. PISA et les politiques de l’école
(2010, Le Débat, n°159, mars-avril, p.95-109)
Le rapport HCE sur le collège ou la politique du pire appliquée à la déraison réformatrice
(2010, Skhole.fr)
L’inefficacité du redoublement est-elle avérée ?
(2010, Skhole.fr)
Histoire-géographie: Un pas vers la barbarie ?
(2009, Le Figaro, 14 décembre)
Entretien pour La Quinzaine Universitaire
(2009,n° 1317/10 octobre, p.18-22)
Savoir moins pour enseigner mieux ?
(2009 Nouvel Observateur (site internet : Educobs), 9 mars)
L’étranglement progressiste de l’éducation américaine et de ses enseignants
(2009, Skhole.fr)
La phobie de l’échec scolaire
(2009, Libération, 26 février)
L'école et son double. Dossier de presse
(2009, Hermann)
Vers un renouveau du collège unique ?
(2008, Les cahiers français, n°spécial « Le système éducatif et ses enjeux », n°344, mai-juin : 37-42)
L’esprit désarmé. Instrumentalisation des savoirs, spécialisation des curricula et désaffection
(2008, Questions d’orientation, n°spécial mars : 45-56)
La pensée pédagogique moderne : entre science et politique
(2005, in D.Kambouchner, F.Jacquet-Francillon (Eds), La crise de la culture scolaire, Paris, PUF, p.117-139)
La crise de la culture scolaire
(2004, Sociétal, n°43 : 47-51)
Vraie et fausse démocratisation de l’école
(2001, Sociétal, n°34 : 26-30)
Les transformations idéologiques de l’enseignement dans l’école secondaire ‘de masse’ (2001, in R.Boudon, N.Bulle, M.Cherkaoui (dir.), Ecole et Société - Les paradoxes de la démocratie, Paris, PUF, p. 117-145)
Les changements de l’école accompagnent-ils les changements sociaux ?
(2001, Introduction à R.Boudon, N.Bulle, M.Cherkaoui (dir.), Ecole et Société - Les paradoxes de la démocratie, Paris, PUF, p.1-11)
L’évolution de l’enseignement secondaire américain 1890-1990
(1999, PUF, chapitre 4, p.209-282)
Simulation des choix de filière scolaire. Application à l’orientation des élèves dans le second cycle du secondaire en France depuis le début du siècle
(1996 , Revue Française de Sociologie, XXXVII: 567-604)

L'épistémologie des sciences de l'homme
Le naturalisme comme entreprise politico-culturelle
(2011, article Classical Sociology VF)
Naturalism as a political-cultural enterprise
(2011, Classical Sociology, 11 (4), 462-494)
Robots. Le mythe du Golem et la peur des machines
(2011, CR Brigitte Munier, Paris, La Différence, 2011, L’Année sociologique, 62, p.255-259)
Le naturalisme et la formation de la conscience moderne. Le cas de Freud
(2011, in G.Bronner, R.Sauvayre (eds), Le naturalisme dans les sciences sociales, Paris, Hermann, 43-64)
Les humanités face à la lutte pour la vie et à l’évolutionnisme social
(2010, in J.N.Lorenti, R.Vignest (eds.) Enseigner les Humanités, enjeux programmes et méthodes de la fin du xviiie siècle à nos jours, Paris, Editions Kimé, p. 97-121)
Under what Conditions Can Formal Models of Social Action Claim Explanatory Power?
(2009, International Studies in the Philosophy of Science, vol.23, n°1, p.47-64)
Modèle et sciences humaines
(2006, in S.Mesure, P.Savidan (dir.), Dictionnaire des sciences humaines, Paris, PUF, p.781-784)
Sociologie de l’éducation
(2005, in R.Boudon, M.Cherkaoui, B.Valade (dir.), Dictionnaire de la pensée sociologique, Paris, PUF, p.213-217)
 Pierre Bourdieu
(2005, in R.Boudon, M.Cherkaoui, B.Valade (dir.), Dictionnaire de la pensée sociologique, Paris, PUF, p.72)
Introduction générale. L’explication de l’action sociale
(2005, L’Année sociologique, 55, n°1 : 9-18)
Les modèles formels et l’explication en sciences sociales
(2005, L’Année sociologique, 55, n°1, p.19-34)
Pierre Bourdieu
(2002, L’Année sociologique, vol.52, n°2 : 231-237)
Numbers, Narratives and the Integration of Research and Theory
(2001, CR John H.Goldthorpe, On Sociology, Oxford University Press, 2000, Revue Française de Sociologie, vol.42, n°4: 755-760)
Modelling and simulation in the social sciences from the philosophy of science point of view
(1998, CR Rainer Hegselmann, Ulrich Mueller, Klaus G. Troitzsch (eds.), Dordrecht/ Boston / London, Kluwer Academic Publishers, Theory and Decision Library, 1996, L’Année Sociologique, n°48: 513-517)

L'analyse des inégalités
Nouvel éclairage sur les politiques scolaires et l’inégalité des chances en France
(2011, Skhole.fr)
PISA, l’école et l’équité
(2010, Skhole.fr)
Comparative Analysis of Inequality of Opportunity. Description versus Explanation
(2009, Journal of Interdisciplinary Mathematics, vol.12 (4): 565-588)
The actuality of Education, Opportunity and Social Inequality
(2009, in Mohamed Cherkaoui & Peter Hamilton (eds), Raymond Boudon, A Life in Sociology, London, Bardwell Press, p.357-378)
Trend and Comparative Analysis of Inequality of Social Opportunity
(2006, Quality & Quantity, n°40, p.129-143)
L’enseignement secondaire face aux enjeux de la modernisation démocratique
(2000, in A.Henriot Van Zanten (dir.), L’école, l’état des savoirs, Paris, La Découverte, p.365-373)
Resources and Social Reproduction, The effects of cultural and material resources on educational and occupational careers in industrial nations at the end of the twentieth century (2000, CR Jacques Niehof, Amsterdam : Thesis Publisher, 1997, L’Année Sociologique: 273-278)

samedi 9 novembre 2013

Marchandisation et décentralisation de l'éducation (l'influence de l'OCDE sur les politiques éducatives nationales de 1950 à nos jours)

POUR AIDER A LA RÉFLEXION SUR L'OCDE ET LA DÉCENTRALISATION.


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1) OCDE 1974 : L'ENSEIGNANT FACE A L'INNOVATION
Rapport général,
Organisation de Coopération et de Développement Economique
Volume I, 616 pages,
ISBN 92-64-21234-5,Paris,1974.
Extraits
Sur http://michel.delord.free.fr/ocde74.pdf

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2) MARCHANDISATION ? DU BON USAGE DE l'OCDE.
( Version 1.0 - 12 Juin 2003; 16 pages )

A) Les années 1950 /1960. Soyez modernes (en mathématiques).
B) Les années 70/80. Sus à l'archaïsme !

Rapport Général de l'OCDE de 1974, L'enseignant face à l'innovation
Un dernier archaïsme à supprimer : la classe ouvrière

C) Trois remarques et une conclusion provisoire

a) Après Ferry Luc, voici Ferry Gilles, cadre d'entreprise
b) Peter Drucker, charlot des temps modernes
c) Lifelong Learning = Education permanente
d) Petite conclusion
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Annexes illustratrices :
I ) Henri Gunsberg, Le lycée unidimensionnel, 1971.
II ) Gilles Gagné, Main basse sur l'éducation, 2002.

Sur http://michel.delord.free.fr/march.pdf

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3) Une mise au clair de "Sur la Déconcentralisation"
( version 2.1/ 9 Juin 2003)

Décentralisation 1 : Institut de la Décentralisation
Décentralisation 2 : Complément : Institut de la Décentralisation / Altedia

Sur http://michel.delord.free.fr/central.html

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4 ) Cruauté mentale ministérielle de M. Ferry
http://michel.delord.free.fr/cruaute.pdf

 
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5)
Raymond Soubie : ÉMINENCE GRISE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS 
Le Monde diplomatique, Juin 2003, Page 3 (en .pdf)
Dans les coulisses de la « réforme » (à propos de R. Soubie et d'Altedia)

http://michel.delord.free.fr/soubie.pdf

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Michel Delord
Homepage : http://michel.delord.free.fr

jeudi 7 novembre 2013

"Quelle histoire pour le certificat d’études ?" de Philippe Savoie.

DoctorWho 

sur le fil :  

présente :
Un article sur le sujet du certificat d'étude :
"Quelle histoire pour le certificat d’études ?" de Philippe Savoie.
http://histoire-education.revues.org/1234

Référence papier

Philippe Savoie, « Quelle histoire pour le certificat d’études ? », Histoire de l’éducation, 85 | 2000, 49-72.

Référence électronique

Philippe Savoie, « Quelle histoire pour le certificat d’études ? », Histoire de l’éducation [En ligne], 85 | 2000, mis en ligne le 23 mars 2009, consulté le 07 novembre 2013. URL : http://histoire-education.revues.org/1234 ; DOI : 10.4000/histoire-education.1234


Doctor Who : Des nuances intéressantes sur les effets pervers propres à tout examen, mais surtout la même erreur, commune avec la plupart des historiens de l'éducation : penser la démocratisation de l'enseignement seulement à travers le critère du diplôme, vu comme un simple laisser-passer social et professionnel.
Philippe Savoie a écrit: Dans un cas comme dans l’autre, on semble être devant un phénomène qu’on pourrait qualifier, pour emprunter aux économistes de l’éducation le paradigme du capital humain, de propension différentielle à investir dans l’éducation en fonction des probabilités de rendement de cet investissement, ou tout simplement, pour les plus pauvres, en fonction des capacités d’investissement de la famille. Et l’étude, à partir des registres matricules d’une série d’écoles aux profils différenciés, des devenirs professionnels ou scolaires des élèves sortis de l’école avec ou sans certificat, démontre que la valeur d’usage d’un CEP n’est pas la même selon le milieu d’origine. Les groupes sociaux qui rentabilisent le mieux l’obtention d’un CEP, pour poursuivre des études ou pour travailler directement, sont aussi ceux qui s’y présentent le plus et qui y réussissent le mieux. Il semble bien aussi, malgré la base statistique plus étroite de cette partie de l’étude, que les filles soient dans l’ensemble, à origine sociale égale, moins bénéficiaires d’une réussite au CEP que les garçons.

Jusqu’aux années 1930, la grande masse de la population primaire a essentiellement pour horizon, en cas de réussite scolaire, les enseignements primaire supérieur ou technique. L’étude statistique rend compte, à partir de cette époque, de la secondarisation progressive d’une partie des élèves de l’enseignement primaire, qui sortent de l’école élémentaire sans passer le certificat d’études. On retrouve dans ce phénomène les mêmes clivages sociaux et sexuels qu’en matière de démocratisation du certificat. En fin de compte, on observe un glissement général : à mesure que des catégories sociales nouvelles s’approprient massivement le certificat d’études, les catégories sociales plus élevées se tournent vers l’enseignement secondaire ; de même, quand les filles sont de plus en plus nombreuses à passer le CEP, les garçons ont déjà commencé à s’en détourner pour entrer en 6e. Le constat est plutôt accablant, quoique pas vraiment nouveau : l’école primaire de la Troisième République n’est pas tout à fait la formidable machine égalitaire qu’on aimerait y voir. Selon le milieu d’origine, selon le sexe, elle produit, à capacité égale (ce qui est déjà socialement problématique), des effets sociaux différents. L’incapacité de l’école à transcender les différences sociales collectives n’est donc pas nouvelle.

Cependant, s’il valide globalement l’application de la théorie de la reproduction sociale à l’école primaire de la Troisième République, C. Carpentier sait en montrer les nuances et les marges d’indécision. Par exemple, la composition sociale d’ensemble de l’établissement influe sur le comportement des différents groupes sociaux auxquels appartiennent ses élèves à l’égard du certificat d’études ; et la proximité d’une EPS exerce un effet d’attraction évident sur le public des écoles voisines, conformément à un phénomène déjà largement mis en valeur par d’autres auteurs. De quoi désespérer tout de même un peu plus les nostalgiques de l’école républicaine d’antan : leur doux paradis scolaire était déjà miné par les disparités géographiques. Mais peut-être aussi de quoi imaginer des marges d’action pour desserrer l’étau de la fatalité sociale. 

DoctorWho : Le niveau réel d'instruction est laissé de côté, ou traité partiellement dans la troisième partie, avec des arguments parfois justes, parfois contestables.

http://freneydoisans.com/freneytique/les-diplomes-de-nos-grands-parents/


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Voir aussi :
Delord Michel, "Connaissances en français et en calcul des élèves des années 20 et d'aujourd'hui", Bilan partagé ?

samedi 2 novembre 2013

Michel Delord, Note technique sur la "massification" (2004)





France 2, le jeudi 8 septembre : Marc le Bris explique la baisse de niveau des élèves au sortir du primaire et en sixième par les aberrations pédagogiques imposées par l'appareil scolaire au travers des différentes réformes depuis 1970. Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT (syndicat qui a été un des principaux acteurs de ces réformes), lui réplique en faisant porter la responsabilité de cette baisse de niveau - qu'il reconnaît donc à demi-mot, ce qui est nouveau - par la présence de nouveaux publics en sixième :" Il y a 30 ans, il y avait 10% d'une classe d'âge qui allait en sixième. Maintenant il est évident qu'il y a une massification extrêmement importante, on trouve des élèves à problèmes alors qu'ils n'étaient pas dans le secondaire".

La première affirmation de J-L Villeneuve est-elle une étourderie, un manque d'instruction ? En effet, non pas il y a 30 ans, c'est-à-dire en 1974 mais déjà en 1969/70 le taux de scolarisation en sixième n'était pas de 10% mais variait de 75% à 90% selon les départements comme le montre la carte [1] ci-contre.


Passons donc sur l'aberration signalée ci-dessus et supposons que J-L Villeneuve ait voulu parler du début des années soixante, comme l'a dit par exemple Claude Allègre le jour de la rentrée sur France Inter et comme le répètent la majorité des défenseurs des réformes mises en place depuis la fin des années 60. 



ou : http://www.sauv.net/massif.php

Michel Delord, "Seuls 10 % d'une classe d'âge allaient en sixième"

Dans la série des arguments fallacieux des théoriciens du niveau qui monte figure en bonne place :
"Vous comparez ce qui n'est pas comparable, seul 10% d'une classe d'âge allait au lycée".

Exemple : France 2, le jeudi 8 septembre : Marc le Bris explique la baisse de niveau des élèves au sortir du primaire et en sixième par les aberrations pédagogiques imposées par l'appareil scolaire au travers des différentes réformes depuis 1970. Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT (syndicat qui a été un des principaux acteurs de ces réformes), lui réplique en faisant porter la responsabilité de cette baisse de niveau - qu'il reconnaît donc à demi-mot, ce qui est nouveau - par la présence de nouveaux publics en sixième :" Il y a 30 ans, il y avait 10% d'une classe d'âge qui allait en sixième. Maintenant il est évident qu'il y a une massification extrêmement importante, on trouve des élèves à problèmes alors qu'ils n'étaient pas dans le secondaire".

1°) Les comparaisons tirées de l'étude sur le passage du CEP, Certificat d'Études Primaires (Michel Delord, "Connaissances en français et en calcul des élèves des années 20 et d'aujourd'hui", Bilan partagé ?) comparent ce qui est comparable puisque le CM2 n'a pas été massifié.

2°) Dans ce texte je montrais que, alors que depuis de nombreuses années, on savait que à peu près la moitié d'une classe d'âge avait le Certificat d'Etudes, les tenants du niveau qui monte sous-entendaient ou affirmaient clairement que c'était une minorité de l'ordre de 10 ou 20%. Le raisonnement est strictement sur le même sur le passage en sixième, confondue avec le passage en lycée pour le début des années 60, époque à laquelle on peut faire une référence comparative puisque les programmes de CC et de premier cycle des lycées étaient forts semblables et de toute façon d'un niveau supérieur à ce qui est exigé maintenant.
...
Lire la suite : 


Lire aussi :
Michel Delord, Note technique sur la "massification".
Michel Delord, "Connaissances en français et en calcul des élèves des années 20 et d'aujourd'hui", Bilan partagé ?

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edit du 11/11/2013 : Je rajoute cette citation de Philippe Meirieu et l'analyse qui en est faite par Pauvre Yorick sur le forum Neoprofs : 
"Le niveau général ne cesse de monter, et en même temps, le niveau que les professeurs constatent dans leurs classes ne cesse de baisser!
C'est pourtant une évidence arithmétique indiscutable! Prenons, pour nous en convaincre,un exemple arbitraire parmi d'autres. En 1960, moins de 10% de la tranche d'âge des jeunes de 15-16 ans sont en classe de Seconde de Lycée.
Ce sont pour la plupart des jeunes issus des classes moyennes et supérieures. Bien entourés, bien dirigés, ces élèves ont un bon niveau en orthographe, savent réiger un texte correctement, et obtiennent une moyenne de 12/20 en dissertation de français...
Quarante-cinq ans plus tard, plus de 70 % de la même tranche d'âge est en Seconde : issus de milieux sociaux et culturels bien plus diversifiés, sans doute plus inégalement suivis par leurs familles et moins systématiquement stimulés par leur environnement, ils n'obtiennent, sur la même dissertation, qu'une moyenne de 8/20...Le niveau des jeunes Français a-t-il vraiment baissé? Petit calcul .
En 1960, un élève de Seconde a, en moyenne, 12/20 à sa dissertation; donnons aux autres une note forfaitaire, pour le papier et le temps passé, de 2/20 : la moyenne de la tranche d'âge est de 3/20. Aujourd'hui, avec les mêmes modes de calcul, la moyenne de la même tranche d'âge sur le même exercice est de 6,2/20 : elle a plus que doublé!
Hausse spectaculaire du niveau général, tandis que le professeur de seconde voit, lui, les résultats de sa classe baisser de 4 points!
Dans le même temps, le nombre d'élèves ayant 12 et plus a augmenté, mais ces élèves sont proportionnellement moins nombreux que jadis!
Reste évidemment la seule vrai question : comment faire pour que l'accès aux études s'accompagne d'une hausse correspondante du niveau des élèves qui y accèdent? Comment transformer "la démocratisation de l'accès" en "démocratisation de la réussite"? C'est évidemment affaire de pédagogie."

Philippe Meirieu, Lettre à un jeune professeur, ESF éditeur et France Inter, 2005, 96 pages.

(source de la citation : cité par AdelaideAugusta : http://www.neoprofs.org/t66896p80-methode-boscher-quel-expert-en-voudrait#2251271 )

Analyse du texte de Meirieu par PauvreYorick :
Le calcul en lui-même est fantaisiste : cela supposerait qu'on évalue, en 1960 et aujourd'hui, les mêmes choses de la même manière, et l'idée de donner 02/20 à 90% de la population (en 1960) et à 30% de la population (aujourd'hui) est arbitraire. (10% à 12/20, 90% à 02/20, ça fait effectivement une moyenne de 03/20; 08/20 à 70% et 02/20 à 30%, ça fait effectivement une moyenne de 06,2/20).

L'idée d'une élévation du «niveau moyen» (plutôt que «niveau général», car qu'est-ce qu'un «niveau général»?), en revanche, n'est pas absurde: cela revient exactement au même que de dire qu'on récolte davantage en demandant 1€ chacune à 10 000 personnes qu'en demandant 10€ à chacune des 100 personnes les plus riches de ces 10 000. De même, dans une classe de 30, la moyenne va davantage monter si les 27 moins bons progressent chacun d'un point, les 3 meilleurs gardant leur note précédente, que si les 3 meilleurs progressent chacun de 8 points, les 27 autres gardant leur note précédente.

Le seul problème étant qu'on ne peut rien faire d'un «niveau moyen» (surtout s'il est effroyablement bas), une moyenne pouvant cacher des disparités considérables et un échec global; et que pour parler véritablement de progrès, il vaudrait mieux fixer un «niveau acceptable» (constant, ce qui est difficile à cause de l'évolution des exercices et de la façon de les noter), et voir si effectivement davantage d'élèves l'atteignent, si possible sans trop endommager les performances des meilleurs et sans couler non plus totalement les moins bons.

Toute personne qui a travaillé une fois dans sa vie sur des chiffres sait bien que la «moyenne», dans bien des cas, ne dit pas grand'chose. Surtout toute seule.

On pourrait continuer à énumérer les défauts de ce «raisonnement». J'ai souligné que le «niveau moyen» est baptisé de façon trompeuse «niveau général», et sert de base à des calculs qui n'ont pas de sens dans la mesure où, pour commencer, tant la nature des exercices que la manière de noter ont changé entre 1960 et aujourd'hui (si on faisait un calcul de l'élévation de la température en comparant des degrés Celsius et des degrés Fahrenheit, ce serait ridicule). On pourrait également se demander quel est le professeur qui, enseignant aujourd'hui, a eu une classe de seconde en 1960.

Mais on ne peut pas disqualifier de façon directe l'idée sous-jacente, qui est que la perception qu'a un professeur de l'évolution du niveau de ses classes n'est pas directement transformable en diagnostic sur une baisse ou une hausse du niveau général. La modification de la structure du public présent en classe déforme nécessairement sa perception.

(source de la citation : http://www.neoprofs.org/t66896p80-methode-boscher-quel-expert-en-voudrait#2251541)

Michel Delord, "Connaissances en français et en calcul des élèves des années 20 et d'aujourd'hui", Bilan partagé ?

    Le texte qui suit http://michel.delord.free.fr/cep96.pdf est composé de larges extraits d’un texte qui analyse un peu plus en détail la partie consacrée aux mathématiques (maîtrise des opérations et résolution de problèmes) d'une étude effectuée par la Direction de l'Evaluation et de la Prospective ( D.E.P.) du Ministère de l'Education Nationale publiée en Février 1996. Elle est d'autant plus importante que Claude Thélot, alors directeur de la D.E.P. fait partie des auteurs, ce qui indique une implication forte de l'organisme et même du ministère et qu'il est maintenant le président de la commission pour le Grand débat national sur l’avenir de l’école.
     Cette étude, qui permet de comparer l'évolution des compétences des 10% des meilleurs des élèves, de la première et de la deuxième moitié des classes entre les années 1920 et 1995 montre, pour la résolution de problèmes, une baisse drastique des niveaux de compétence des élèves en moyenne et pour chaque catégorie concernée, des 10% des meilleurs à la deuxième moitié des classes. 

     Mais ces tendances sont minorées par divers facteurs dont les choix des barèmes de correction et les critères de sélection des épreuves, sélection justifiés par des a priori théoriques qui peuvent au mieux passer pour une ignorance grave de l'histoire du système scolaire. 
     Un exemple parmi une foule d'autres est l'affirmation entièrement fausse : "Le domaine [de la géométrie] est totalement omis du programme du certificat d'études primaires " (CEP96, p.12). Cette affirmation, ainsi que d'autres, permet simultanément de dénigrer le passé et de supprimer de la comparaison des éléments fondamentaux pour lesquels les élèves de 1920 suivaient un enseignement de niveau beaucoup plus élevé que ceux de 1995, sans parler de ceux d'aujourd'hui.

Michel Delord, 18 Sept. 2003

Une version de ce texte abordant d’autres problèmes, publiée pour le Grand Débat en décembre 2003, intitulée C. Thélot – P. Joutard – B. Dancel – J. Chupin ou Pour vivre, perdre la raison de vivre, est disponible à l’adresse http://michel.delord.free.fr/propter.pdf


Fourrey, Récréations arithmétiques (1899)

Fourrey, Récréations arithmétiques (1899) sur Archive.org

Avant-propos et Introduction

1re PARTIE - LES NOMBRES ABSTRAITS
Chapitre I. - Curieuses particularités des nombres.
Chapitre II. - Les Opérations arithmétiques.
Chapitre III. -  Les Progressions.
Chapitre IV. - Les Nombres polygonaux.
Chapitre V. -  Les Carrés.
Chapitre VI. - Les Cubes.
Chapitre VII. - Les Diviseurs.
Chapitre VIII. - Problèmes divers sur les nombres.

2e PARTIE - LES APPLICATIONS
Chapitre IX. - Le Jour de la semaine.
Chapitre X. - Les Nombres pensés.
Chapitre XI. -  Problèmes anciens.
Chapitre XII. - Problèmes curieux ou amusants.

3e PARTIE - LES CARRÉS MAGIQUES
Chapitre XIII. - Formation des Carrés magiques.
Chapitre XIV. - Formes diverses des carrés magiques.
                          §1. Carrés magiques à enceintes, à croix, à châssis et à compartiments.
                          §2. Carrés diaboliques et hypermagiques.
Chapitre XV. -  Transformations des Carrés magiques.
                          §1. Carrés magiques à progression géométrique.
                          §2. Rectangles magiques.
                          §3. Cercles magiques.
                          §4. Cubes magiques.

Fourrey, Curiosités géométriques (1907)

Fourrey, Curiosités géométriques, 2ème édition, 1907.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k875649b
ou
http://fr.scribd.com/doc/123058247/Emile-Fourrey-Curiosites-geometriques


INTRODUCTION. - Esquisse de l'Histoire de la géométrie élémentaire
§1 - L'Orient antique : Géométrie pratique.
§2 - Les Grecs : Géométrie théorique.
§3 - Les Romains : Les Agrimenseurs.
§4 - Les Hindous Géométrie versifiée.
§5 - Les Arabes : Transmission des œuvres grecques.
§6 - L'Occident latin au Moyen âge.
§7 - Les Modernes.

PREMIÈRE PARTIE
DÉFINITIONS ET DÉMONSTRATIONS GÉOMÉTRIQUES

CHAPITRE PREMIER. – Définitions et dénominations.
§1 – Définitions.
§2 – Dénominations.
§3 – Curieuses définitions.

CHAPITRE II. - Théorème de Pythagore.
§1 – Historique.
§2 – Démonstrations basées sur l'équivalence des figures.
§3 – Démonstrations par transposition d’éléments.
§4 – Démonstrations algébriques.
§5 – Variétés.

CHAPITRE III. – Casse-tête géométrique.
§1 – Loculus d’Archimède.
§2 – Composition d’un carré au moyen de carrés égaux. Décomposition d’un carré en carrés égaux.
§3 – Décomposition de polygones équivalents en éléments superposables.
§4 – Problème de Hart.

CHAPITRE IV. – Paralogismes géométriques.
§1 – Fautes de construction.
§2 – Fautes de raisonnement.


DEUXIÈME PARTIE
LA GÉOMÉTRIE DE MESURE

CHAPITRE PREMIER. – Les ancêtres de nos instruments de dessin et de topographie.
§1 – Dessin.
§2 – Tracés sur le terrain.
§3 – Mesure directe des distances.
§4 – Mesure indirecte des distances.
§5 – Mesure des angles.
§6 – Mesure des petits segments linaires et circulaires.
§7 – Nivellement.

CHAPITRE II. – Mesure des polygones.
§1 – Triangles.
§2 – Quadrangles.
§3 – Surfaces planes quelconques.

CHAPITRE III. – Mesure du cercle.
§1 – Période antérieure à Archimède.
§2 – Les travaux d'Archimède.
§3 – Période postérieure à Archimède.

CHAPITRE IV. – Division des figures planes.
§1 – Problèmes préliminaires.
§2 – Les droites de division passent par un point donné.
§3 – Les droites de division sont parallèles à une direction donnée.
§4 – Questions diverses.

CHAPITRE IV. – Stéréométrie.
§1 – Corps polyédraux.
§2 – Corps ronds.
§3 – Géométrie hugodomoïdale.


TROISIÈME PARTIE
APPLICATIONS DIVERSES

CHAPITRE PREMIER. – Applications de la géométrie au calcul.
§1 – Exécution des opérations arithmétiques.
§2 – Résolution des problèmes numériques.
§3 – Sommation des progressions géométriques.
§4 – Sommation de séries.
§5 – Application au calcul des probabilités.

CHAPITRE II. – Le jeu de carrelage.
§1 – Préliminaires.
§2 – Assemblages de polygones du même type.
§3 – Assemblages de polygones de types différents.

CHAPITRE III. – Alvéoles des abeilles.
§1 – Forme et disposition.
§2 – Propriétés géométriques.
§3 – Construction d'un alvéole.

CHAPITRE IV. – Variétés.
§1 – Mélanges historiques.
§2 – Simples problèmes.
§3 – Casse-tête divers.
§4 – Subtilités.

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